{"id":1028,"date":"2026-06-02T10:11:09","date_gmt":"2026-06-02T08:11:09","guid":{"rendered":"https:\/\/sarahho.fr\/?page_id=1028"},"modified":"2026-06-02T10:11:09","modified_gmt":"2026-06-02T08:11:09","slug":"demarche","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/sarahho.fr\/index.php\/demarche\/","title":{"rendered":"D\u00e9marche"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-cover alignfull is-light has-contrast-color has-text-color has-link-color wp-elements-5fe27ede61dbe1879d1ba15b36bcb881\" style=\"margin-top:0;margin-bottom:0;padding-top:var(--wp--preset--spacing--60);padding-right:var(--wp--preset--spacing--50);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--60);padding-left:var(--wp--preset--spacing--50)\"><span aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-cover__background has-base-background-color has-background-dim-100 has-background-dim\"><\/span><div class=\"wp-block-cover__inner-container has-global-padding is-layout-constrained wp-container-core-cover-is-layout-49249989 wp-block-cover-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-ca2dd60b wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:65%\">\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-left\" style=\"font-size:clamp(8.042rem, 8.042rem + ((1vw - 0.2rem) * 21.895), 22rem);font-style:normal;font-weight:300;letter-spacing:-0.03em;line-height:1.4\"><\/h2>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group is-vertical is-content-justification-stretch is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-d8dce8eb wp-block-group-is-layout-flex\">\n<p class=\"is-style-text-subtitle is-style-text-subtitle--1 wp-block-paragraph\"><strong>Sarah H\u00f4 est artiste bas\u00e9e \u00e0 Montolieu dans la Montagne noire \u2022 Dipl\u00f4m\u00e9e en 2015 des ateliers de tapisserie d\u2019art de l\u2019ESAA Duperr\u00e9, elle utilise le textile comme un langage, pour cr\u00e9er des objets tiss\u00e9s et objets de r\u00e9cits \u2022 Ancestral et universel, tisser est un geste simple dont la pratique n\u2019est pourtant pas si \u00e9vidente aujourd\u2019hui, tant sa lenteur peut para\u00eetre anachronique. Chaque pi\u00e8ce s\u2019inscrit dans ce temps long, une temporalit\u00e9 \u00e0 contre-courant o\u00f9 l\u2019attention port\u00e9e \u00e0 la mati\u00e8re est essentielle. Elle glane, r\u00e9colte et r\u00e9cup\u00e8re des fibres pour leurs histoires et leur proximit\u00e9, inscrivant ainsi son travail dans un lien \u00e9troit avec le territoire et ses ressources \u2022 Ses tapis &amp; tapisseries racontent tout cela.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-style-text-subtitle is-style-text-subtitle--2 wp-block-paragraph\"><strong>\u2022<\/strong>&nbsp;<em>Sarah H\u00f4 is an artist based in Montolieu in the South of France&nbsp;<strong>\u2022<\/strong>&nbsp;A 2015 graduate of the ESAA Duperr\u00e9 art tapestry workshops, she uses textiles as a language to create woven objects and narratives. Ancient and universal, weaving is a simple gesture, yet its practice is not so straightforward today, as its slowness can seem anachronistic. Each piece is inscribed within this extended timeframe, a counter-current temporality where attention to the material is essential. She gathers, collects, and reclaims fibers for their stories and their proximity, thus anchoring her work in a close connection with the land and its resources. Her rugs and tapestries tell all of this.<\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:35%\">\n<div class=\"wp-block-group is-vertical is-content-justification-stretch is-nowrap is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-0f0b95e2 wp-block-group-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1674\" height=\"2560\" src=\"http:\/\/sarahho.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/PXL_20230522_1612183682-scaled.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-508\" style=\"aspect-ratio:3\/4;object-fit:cover\" srcset=\"https:\/\/sarahho.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/PXL_20230522_1612183682-scaled.jpg 1674w, https:\/\/sarahho.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/PXL_20230522_1612183682-196x300.jpg 196w, https:\/\/sarahho.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/PXL_20230522_1612183682-670x1024.jpg 670w, https:\/\/sarahho.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/PXL_20230522_1612183682-768x1174.jpg 768w, https:\/\/sarahho.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/PXL_20230522_1612183682-1005x1536.jpg 1005w, https:\/\/sarahho.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/PXL_20230522_1612183682-1340x2048.jpg 1340w, https:\/\/sarahho.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/PXL_20230522_1612183682-600x917.jpg 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 1674px) 100vw, 1674px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right has-x-large-font-size wp-block-paragraph\" style=\"line-height:1.2\"><a href=\"https:\/\/www.instagram.com\/sarah.ho__\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Instagram<\/a><br><a href=\"#\">Catalogue<\/a><br><a href=\"#\">Tarot<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div style=\"height:94px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em><strong>De laine et de cuivre<\/strong><\/em><strong>, par P. Krajewsky dans <a href=\"https:\/\/www.lacritique.org\/sarah-ho-de-laine-et-de-cuivre\/\">Artistes \u00e9mergents, nos paris critiques<\/a>.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left wp-block-paragraph\"><em>Derri\u00e8re son \u00ab&nbsp;b\u00e2ti&nbsp;\u00bb, formidable appareil tout en bois qui tend verticalement un r\u00e9seau de fils laineux, l\u2019artiste est au travail. Laborieusement, m\u00e9ticuleusement, elle monte, ligne par ligne, une tapisserie qu\u2019elle a vaguement anticip\u00e9e dans des gravures pr\u00e9liminaires, mais qu\u2019elle ne r\u00e9alise d\u00e9finitivement que dans ce face-\u00e0-face issu d\u2019un savoir artisanal qu\u2019on croyait disparu de nos r\u00e9gions fran\u00e7aises. Cette tapisserie, un carr\u00e9 grand format d\u2019un m\u00e8tre de c\u00f4t\u00e9, lui prendra plusieurs mois. La navette file entre ses doigts experts, alternant les \u00ab&nbsp;armures&nbsp;\u00bb (serg\u00e9, toile, etc.), pour tramer son tissu comme on \u00e9crit un texte. \u00c0 la fin de chaque ligne, elle tasse lourdement l\u2019ensemble avec un peigne en bois pour s\u2019assurer que les fils sont dument compress\u00e9s et la tapisserie bien drue. L\u2019artiste s\u2019appelle Sarah H\u00f4, en activit\u00e9 depuis 2018.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><mark><em>La noblesse de la mati\u00e8re.<\/em><\/mark><\/strong><em>C\u2019est peut-\u00eatre d\u2019abord l\u2019aspect rustique de ses \u0153uvres qui nous retient. Les toiles sont lourdes, faites de diff\u00e9rentes laines, qui sentent le terroir, voire l\u2019animal. C\u2019est que l\u2019artiste a \u00e0 c\u0153ur de travailler ses ressources \u2013 lin, laine, soie, coton, etc. \u2013 dans le respect de leur identit\u00e9. Int\u00e9gr\u00e9es \u00e0 ce fond laineux, chaud et r\u00eache, des zones orang\u00e9es, vastes aplats ou simples virgules a\u00e9riennes, scintillent sous l\u2019\u00e9clairage des spots lumineux. Elles sont form\u00e9es de fils de cuivre, tout aussi dens\u00e9ment tress\u00e9s, qui attirent l\u2019\u0153il en offrant une \u00e9paisseur, une brillance, un velout\u00e9 tout autres. Chez H\u00f4, le tissage, technique ancestrale et proto-technologie, noue ensemble laine et cuivre, symboles de deux mondes et de deux \u00e9poques qu\u2019on penserait inconciliables. Le mat\u00e9riau est \u00e0 l\u2019honneur&nbsp;: ici la laine peluche, ailleurs elle s\u2019effrange, comme si la mati\u00e8re m\u00eame cherchait \u00e0 se montrer telle qu\u2019en elle-m\u00eame, refusant le primat de l\u2019image, ressurgissant \u00e0 travers et peut-\u00eatre \u00e0 l\u2019encontre de l\u2019image tress\u00e9e. En son corps, l\u2019\u0153uvre de H\u00f4 est particuli\u00e8rement charnelle et rustique.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><mark><em>L\u2019\u00e9cheveau des fragments.<\/em><\/mark><\/strong><em>Si la tapisserie est par nature un art de l\u2019entrem\u00ealement et du relier, Sarah H\u00f4 propose de dynamiter ce principe originaire, en y insufflant une qu\u00eate de la fragmentation, de la fracturation peut-\u00eatre. Des formes, des damiers, des \u00e9clairs, des aplats vaguement rectangulaires offrent des compositions vari\u00e9es et parfaitement maitris\u00e9es. Il y a une rythmique dans ces compositions fragmentaires \u2013 presqu\u2019une musique. Les contraintes techniques d\u00e9cideront de la qualit\u00e9 de cet assemblage&nbsp;: selon que les fronti\u00e8res seront dans le sens de la cha\u00eene (sous-jacente), dans celui de la trame (le fil tiss\u00e9), ou en diagonale, les fragments se d\u00e9tacheront diversement les uns des autres. Dans tous les cas, il semble ne pas y avoir de ligne droite possible, les choses sont toujours courbes, granulaires, en construction ou d\u00e9grad\u00e9es \u2013 autre moyen de rappeler le primat de la mati\u00e8re et de son ouvrage. Dans sa figure, l\u2019\u0153uvre de H\u00f4 est un patchwork brut et rythm\u00e9.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><mark><em>L\u2019audace des couleurs.<\/em><\/mark><\/strong><em>Si le blanc de la laine (dans toutes ses variantes&nbsp;: sable, neige, laiteux, etc.) pr\u00e9domine largement, si le noir est souvent son pendant et le cuivr\u00e9 leur h\u00e9ros (un peu comme si le noir et le blanc tressaient le d\u00e9cor d\u2019une sc\u00e8ne dans lequel le cuivre venait faire irruption et souvent effraction), la palette de couleurs utilis\u00e9es est bien plus riche et m\u00eame audacieuse. On ne voit pas souvent un jaune citron, un violet profond ou un bleu roi si ouvertement employ\u00e9s et \u00e0 si bon escient. L\u2019artiste semble laisser libre cours \u00e0 ses envies de couleurs&nbsp;: d\u00e9laissant les \u00e9vidences d\u2019une palette pastel ou froide, elle ose les contrastes et fait mouche.<\/em>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><mark><em>La forme ouverte.<\/em><\/mark><\/strong><em>Les formats varient de la taille d\u2019un livre de poche \u00e0 celle d\u2019une fen\u00eatre. Les contours sont rarement rectangulaires. Au mieux le sont-ils \u00ab&nbsp;vaguement&nbsp;\u00bb comme si tenir cette rectitude, plus math\u00e9matique que naturelle, n\u2019\u00e9tait pas l\u2019enjeu. Plus souvent, elles sont ostensiblement d\u00e9coup\u00e9es, pour r\u00e9pondre \u00e0 deux questions plus essentielles&nbsp;: s\u2019adapter \u00e0 la forme d\u2019un aplat dans l\u2019image ou bien dessiner, par le contour de la tapisserie, une silhouette qui donnera son titre \u00e0 l\u2019\u0153uvre. C\u2019est ainsi que nombre de ses tapisseries pr\u00e9sentent, en leur contour, le profil d\u2019un meuble qu\u2019on devine massif, aux pieds courts, moins&nbsp;design&nbsp;qu\u2019authentique, c\u2019est-\u00e0-dire paysan. La forme pleine est encore chahut\u00e9e par deux autres approches&nbsp;: celle de l\u2019assemblage, qui pousse la logique de la fragmentation des formes un cran plus loin, en abouchant des fragments de mati\u00e8re reli\u00e9s uniquement par endroits&nbsp;; et celle de l\u2019ouverture, d\u2019une b\u00e9ance qui traverse la tapisserie comme si elle l\u2019avait taillad\u00e9e. A bien y regarder, cette b\u00e9ance occasionnelle de la tapisserie est d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans toutes les images tiss\u00e9es qui accueillent, sur le fond blanc de la trame, une fulguration du fragment, de la couleur, de la mati\u00e8re. Dans son format, l\u2019\u0153uvre de H\u00f4 est d\u00e9j\u00e0 une mise en ab\u00eeme de son image.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><mark><em>Le retissage du domestique.<\/em><\/mark><\/strong><em>Un meuble, une maison, un escalier&nbsp;: les titres de certaines tapisseries sont clairs. Quand figuration il y a, l\u2019imaginaire de l\u2019artiste tourne autour du domestique, du foyer, de ce qui abrite et ce qui territorialise. Il faut dire que l\u2019art de la tapisserie n\u2019est pas tout \u00e0 fait anodin. Le tapis est d\u00e9j\u00e0 cet espace, horizontal, pos\u00e9 au sol, o\u00f9 les gens se rassemblent et font communaut\u00e9&nbsp;; la tapisserie est encore cet \u00e9cran, vertical, qui recouvre les murs pour habiller une maison, tant visuellement que thermiquement. Ses gravures l\u2019attestent, il y a chez Sarah H\u00f4 un tropisme vers une domesticit\u00e9 du quotidien, o\u00f9 les meubles sont peut-\u00eatre des coffres, les portes des seuils et les escaliers des invites \u00e0 explorer son int\u00e9riorit\u00e9. Elle se dessine un \u00ab&nbsp;coin pour soi&nbsp;\u00bb, empreint de nostalgie peut-\u00eatre, comme le Benjamin d\u2019Enfances berlinoises&nbsp;se souvenait avec tendresse de son pupitre, ses armoires, ses bo\u00eetes, ses cachettes<sup><a href=\"https:\/\/www.lacritique.org\/sarah-ho-de-laine-et-de-cuivre\/#34aff280-76df-4ab2-bd43-9bb67c996b97\">1<\/a><\/sup>\u2026&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><mark><em>L\u2019imagination en apesanteur.<\/em><\/mark><\/strong><em>Fran\u00e7ois Jullien rapproche la litt\u00e9rature chinoise de \u00ab&nbsp;l\u2019image traditionnelle du tissage o\u00f9 la trame de l\u2019imaginaire et du merveilleux croise la cha\u00eene du canon et de la coutume sur un cadre unique<sup><a href=\"https:\/\/www.lacritique.org\/sarah-ho-de-laine-et-de-cuivre\/#7fdd1fdb-9d77-481e-acef-0638584e87e7\">2<\/a><\/sup>&nbsp;\u00bb. Il nous semble qu\u2019une tension analogue est \u00e0 l\u2019\u0153uvre chez Sarah H\u00f4, entre la cha\u00eene de la mati\u00e8re si pr\u00e9sente, si pesante, si ancr\u00e9e \u2013 et la trame de l\u2019imaginaire, affranchie, comme \u00e9vad\u00e9e de ses compositions. Cet imaginaire, mi-abstrait mi-familier, reste l\u00e9ger, flottant dans les b\u00e9ances d\u2019une image lorgnant parfois du c\u00f4t\u00e9 de De Chirico et parfois vers Kandinsky. Des formes t\u00e9nues et \u00e9vapor\u00e9es que notre regard habitu\u00e9 \u00e0 la perspective consid\u00e8rera cach\u00e9es derri\u00e8re un premier plan, un bout de mur, un \u00e9cran. Comme une fa\u00e7on de concilier les r\u00eaveries du repos et l\u2019imagination du mouvement, ch\u00e8res \u00e0 Bachelard\u2026<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><mark><em>L\u2019art du tissage comme m\u00e9taphore.<\/em><\/mark><\/strong><em>Tisser n\u2019est pas une activit\u00e9 artistique ordinaire. Lest\u00e9e d\u2019une aura artisanale et grev\u00e9e par l\u2019ampleur du labeur ouvrier, elle revendique un long h\u00e9ritage en s\u2019\u00e9vertuant \u00e0 transmettre un \u00e9lan archa\u00efque. Le tisserand fait surface \u00e0 partir de milliers de lignes, en entrela\u00e7ant patiemment les \u00e9l\u00e9ments qui feront l\u2019\u0153uvre une. Artisan du lien, l\u2019artiste tisse son \u0153uvre comme l\u2019\u00e9crivain \u00e9crit son texte&nbsp;: ils ont m\u00eame \u00e9tymologie latine,&nbsp;texere, elle-m\u00eame issue du grec&nbsp;tekhn\u00e9, \u00e0 la fois art et artisanat. L\u2019id\u00e9e est bien en effet de nouer ensemble, par ce lent enchev\u00eatrement de diverses trames sur une m\u00eame cha\u00eene, art et artisanat, figures et mati\u00e8re, fragments et image, pesanteur et l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, modernit\u00e9 et tradition.<\/em> \u00ab\u00a0<\/p>\n\n\n\n<ol start=\"1\" class=\"wp-block-list\">\n<li>Walter Benjamin, \u00ab\u00a0Enfance berlinoise vers mil neuf cent\u00a0\u00bb, dans\u00a0<em>Sens unique, pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 de Enfance berlinoise et suivi de Paysages urbains<\/em>, Paris, Lettres Nouvelles, P. Nadeau, 1978.\u00a0<a href=\"https:\/\/www.lacritique.org\/sarah-ho-de-laine-et-de-cuivre\/#34aff280-76df-4ab2-bd43-9bb67c996b97-link\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Fran\u00e7ois Jullien,\u00a0<em>La cha\u00eene et la trame<\/em>, Paris, PUF, 2004, p.54.\u00a0<a href=\"https:\/\/www.lacritique.org\/sarah-ho-de-laine-et-de-cuivre\/#7fdd1fdb-9d77-481e-acef-0638584e87e7-link\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li>\n<\/ol>\n<\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-1028","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sarahho.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1028","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sarahho.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/sarahho.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sarahho.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sarahho.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1028"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/sarahho.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1028\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1032,"href":"https:\/\/sarahho.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1028\/revisions\/1032"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sarahho.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1028"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}